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Journée internationale des femmes et des filles de science

SAFIRE remet en question le statu quo de la recherche clinique, qui exclut traditionnellement les femmes enceintes au cours du premier trimestre, laissant des lacunes cruciales en matière de données probantes et de traitements contre le paludisme pendant la grossesse. Pour rendre possible un essai comme SAFIRE, des chercheuses et chercheurs comme Adélaïde Compaoré (anthropologue à l’Unité de Recherche Clinique de Nanoro, URCN/IRSS, Burkina Faso) mènent des recherches sociales et de mise en œuvre continues afin d’éclairer la conception de l’essai et d’identifier des stratégies culturellement adaptées pour le recrutement et la fidélisation des participantes tout au long de l’étude. Ce travail soutient l’objectif de SAFIRE, qui est de générer des données probantes sur les médicaments antipaludiques pour les femmes enceintes au cours du premier trimestre, et peut également éclairer les initiatives futures visant à rendre les essais cliniques plus inclusifs pour les femmes enceintes.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, nous avons rencontré Adélaïde pour discuter de son travail, de son lien avec SAFIRE et de la manière dont une plus grande présence des femmes dans les sciences peut bénéficier à la recherche sur le paludisme. Voici ce qu’elle nous a confié.

Sur quel domaine de la recherche et du développement sur le paludisme travaillez-vous actuellement ?

Quelle est votre question principale ? Je travaille sur le projet SAFIRE en tant que chercheuse en sciences sociales afin d’évaluer l’acceptabilité et la faisabilité du recrutement de femmes en âge de procréer et de femmes enceintes dans des essais cliniques d’antipaludiques. Ma principale interrogation est la suivante : comment concevoir et mettre en œuvre des interventions contre le paludisme pendant la grossesse de manière culturellement appropriée et digne de confiance pour les communautés ?

Qu’est-ce qui vous a attirée vers la recherche sur le paludisme ?

J’ai été attirée par la recherche sur le paludisme en raison de sa complexité et de l’urgence de trouver des solutions. Malgré l’existence d’outils et de multiples interventions, le paludisme continue de tuer des enfants. Cette persistance révèle les profonds défis sociaux, culturels et structurels que les solutions biomédicales seules ne peuvent résoudre. Mon travail vise à faire le lien entre la science et les réalités communautaires afin que les interventions deviennent fiables, efficaces et durables.

Pourquoi le paludisme est-il si difficile à vaincre et pourquoi une collaboration mondiale est-elle nécessaire pour progresser ?

Le paludisme est difficile à vaincre car la résilience des communautés est faible : les populations restent exposées aux piqûres de moustiques, les pressions sur les moyens de subsistance et la fragilité des logements accentuent leur vulnérabilité, et la résistance aux médicaments et aux insecticides compromet les progrès. Les normes culturelles influencent également la manière dont les communautés perçoivent et adoptent les interventions. Ces défis sont interdépendants, et seule une collaboration mondiale, alliant innovation biomédicale, perspectives socio-anthropologiques et engagement communautaire, peut apporter des solutions durables.

Complétez la phrase : « Si nous réussissons, cela permettra de… »

En cas de succès, les femmes et les enfants seront en meilleure santé, ce qui réduira la mortalité et améliorera leur qualité de vie. Cela atténuera également l’impact économique du paludisme dans les pays à revenu faible et intermédiaire, libérant ainsi les familles et les systèmes de santé du lourd fardeau de la maladie et permettant aux communautés de prospérer.

Pourquoi est-il si important d’avoir davantage de femmes en sciences et comment cela pourrait-il être bénéfique à la recherche sur le paludisme ?

Outre la réduction des inégalités entre les sexes, la présence accrue de femmes en sciences apporte des perspectives diverses qui enrichissent les questions de recherche et renforcent l’analyse des résultats. Dans le domaine de la recherche sur le paludisme et la grossesse, les femmes scientifiques font souvent preuve d’une sensibilité qui contribue à une meilleure implication des communautés, notamment lorsque les normes culturelles influencent la participation et la confiance.

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